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" Книга - друг челавека. " (Livre - ami de l'Homme)

- Proverbe Russe

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8 oct. 2010

Un peu de tout

       Je suis pas certain de ce que je vais dire dans ce billet. J'ai plusieurs trucs qui me trottent dans la tête. Ça va surement se terminer en un mélimélo (grands dieux que je hais ce mot) de tout et de rien.

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       Rémy Couture passe devant tribunal le 13 octobre. Il est un artiste maquilleur extrêmement talentueux qui s'est fait arrêter en octobre 2009. Interpol a cru bon de crier à la police de Montréal que Rémy était un dangereux criminel, un tueur en série qui photographie et filme ses crimes sanglants. Je crois que c'est tout à la gloire du talent du monsieur que les forces de l'ordre croient à ce point à ses maquillages, mais il est accusé en cours et risque jusqu'à 2 ans de prison - c'est là que le compliment passe un peu au second plan. Son histoire est disponible ICI et sa page facebook est ICI. Évidemment, ce procès absurde est financé avec les fonds publics. C'est une vraie joke, mais étrangement, j'ai pas du tout envie de rire - et Rémy non plus.

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       Je bosse de nuit, ce soir - de 23h ce soir vendredi à 6h demain, samedi. Jusqu'ici, pas de problème. Là où ça devient moins intéressant, c'est que je retravaille samedi de 15h à 18h. Et là ou c'est vraiment moins cool, c'est dimanche : je bosse de 8h à 17h30. La grosse journée de dimanche, avec mon décalage du vendredi/samedi, risque d'être exactement ça - une grosse journée. D'autant plus que je traine un début de rhume depuis hier. La fin de semaine va peut-être faire mal. Vive la SAQ et les horaires parfois un peu trop flexibles.

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       Pour mon cours « robots et automates dans littérature d'imagination », j'ai à lire un bouquin de Villiers de l'Isle-Adam qui s'intitule L'ève future, publié en 1886. C'est une pièce de littérature très intéressante qui propose comme personnage principal une version imaginée de Thomas Edison, le célèbre inventeur. À lui la tâche de sauver un ami cher qui songe au suicide. La raison de cette grosse déprime? La femme dont il est amoureux, Alicia, est magnifiquement belle mais d'une idiotie assommante. Edison compte donc sauver la vie de l'ami en question en lui offrant une splendide nouvelle femme, réplique physique parfaite d'Alicia, mais qui saura parler au bon moment et se fermer la gueule quand il le faudra. Une misogynie quand même remarquable - tellement flagrante en fait, que je ne pouvais que croire qu'elle était un symbole pour autre chose. Et en creusant le roman, je me rend compte qu'en effet, Alicia, la jolie sotte, est une figure métaphorique de la société stupide qui agit sans réfléchir. Comme par magie, la misogynie se transforme en une critique sociale excessivement cinglante et Edison, en bon pourvoyeur d'inventions, se fait métaphoriquement créateur-en-devenir d'une société plus adaptée à l'Homme Cultivé. Intéressant comme revirement. Un roman typique de la fin du XIXe siècle, avec son texte assez lourd et sa poésie élaborée me devient soudainement plus agréable à lire - car, vous comprendrez, je sais maintenant quoi voir, quoi chercher. Et je crois m'en tirer d'assez belle manière dans mon analyse de mi-session.

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       Ce soir, je me fais de la soupe à l'oignon gratinée et vous n'en aurez pas.