Je suis métalleux. Voilà. Je trippe sur le gros métal. Je headbang avec mes chums quand on écoute un album qu'on aime. Je joue de la basse et je fais exploser des tête avec des riffs hyper rapides et techniques. J'aime bien Metallica et Megadeth bien que ce soit pas mes préférés. J'aime beaucoup Symphony X et Opeth. Là, on reste dans les trucs assez standards, point de vue métal.
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| Arcturus |
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| Couverture de l'album Butchered at Birth, de Cannibal Corpse |
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| Varg Vikernes, à son entrée en cours en mai 1994 |
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| Darkthrone |
Je crois que cette dernière phrase est une bonne conclusion - la musique est tout ce qui importe - car dans le fond, le metal, peu importe le style, c'est précisément ça : la musique, et rien d'autre. Le show est intéressant, les histoires peuvent attiser la curiosité, mais c'est la passion pour la musique qui garde tout ça en vie. Ce devrait être une évidence, mais ça se perd dans les méandres de rumeurs et d'images négatives perpétrées depuis les années 80 quand Alice Cooper prenait plaisir à se prendre pour Satan, sur scène.
On reconnait un vrai quand on en voit un. Et les vrais, ils laisseraient tomber le métal pour rien au monde.
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| Blind Guardian |
Ce qui m'a motivé à écrire ce billet, c'est ma soirée d'hier : j'étais au Metropolis, au show du band qui m'a introduit au monde métal et qui est resté mon band préféré, indétrônable en plus de dix ans. Blind Guardian.
J'ai passé tout le temps de leur prestation dans la foule, sur le par-terre, à me faire aller comme un diable. Ils jouent un type de métal fortement axé sur la vitesse. En langage métal, c'est synonyme de thrash pit. Vous savez, ces cercles au milieu des foules dans lequels les gens se lancent dans tous les sens, les uns contre les autres? Et oui, j'y participe à chaque occasion que j'ai. J'adore. Ça défoule, ça entraine, ça rend vivant, ça soulève. C'est violent. Parfois, on tombe - mais on se fait rapidement relever par les autres participants - tout le monde garde toujours un œil ouvert, prêt à tout arrêter pour relever un confrère tombé combat. Un contact visuel pour s'assurer que tout va bien, une tape dans le dos, et puis on se fait relancer dans le tourbillon. Quelques fois, on se fait mal. Ça fait partie du jeu. No big deal. On prend un repos de 5-10 minutes et on recommence, un peu de sang séché encore crouté en dessous du nez. Ça n'a pas d'importance. J'ai moi-même gardé quelques bleus de ma soirée d'hier. Je les regarde en riant, en me rappelant le bon temps que j'ai passé. La musique qui file à 300 à l'heure dans l'air autour, les gens dans le trash savent qu'un solo de guitare totalement dingue débute dans 10 secondes. Tout le monde prend son souffle et 5... 4... 3... 2... 1... quand le soliste commence à enfiler les notes à une vitesse folle, c'est le regain d'énergie et le pit au complet se remet en mouvement. C'est dément. C'est unique.
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| The Bard's Song - In the Forest, la balade emblématique |
Et puis le chanteur nous annonce une pause. La balade de guitare acoustique emblématique du band - celle qui leur a valu leur surnom de Bardes du Métal - débute. Tous ceux qui étaient affairés à se jeter les uns contre les autres 15 secondes plus tôt se prennent par les épaules, une file de fans essoufflés et en sueur, et avec le reste de la salle, tout ce beau monde chante les paroles à saveur médiévale, histoire d'un barde et de ses chansons mystiques sorties d'un monde de dragons, d'elfes et de magie. Le chanteur du band se tait, regarde la foule de 1000 personne chanter à sa place et la satisfaction qui est si présente dans l'assistance apparait dans toute sa lumière sur le visage des musicien - des bardes. Si vous avez 3 minutes de libre, allez voir ce vidéo d'une prestation de cette pièce devant public. Ça aussi, c'est unique. Qu'on vienne me dire après que la magie existe pas.
Mais le métal, ça bouge. Aussitôt cette pièce terminée, le chanteur le confirme : « back to the serious stuff. » Et devinez quoi? Eh oui, le thrash se remet en mouvement, la sueur se remet à couler. Et puis un coup dans les côtes qui fait perdre le souffle, c'est vraiment pas si grave.



















